Montagne (Gironde)
Une randonnée en Montagne, jolie ville située sur la route de Saint Emilion, un 1er novembre. Contre toute attente, c'est un temps relativement clément qui nous a accompagnés, nous permettant de découvrir sous leur meilleur jour les quelques monuments et vignobles qui ont fait sa réputation...
En partant par les petits sentiers, l'église romane St Georges de Montagne se dresse au milieu des vignes et du hameau, entourée du cimetière. Datant du XIème siècle, sa conservation exceptionnelle l'a fait classée "Monument Historique" en 1920.
Après avoir emprunté vignes et sentiers, les moulins de Calon se dessinent à leur tour. Groupe de 5 moulins datant du XVème siècle longtemps laissés à l'abandon, ils ont été rénovés depuis quelques années. 2 ont déjà retrouvés toiture, ailes et mécanisme.
A la fin de la randonnée, retour vers l'Ecomusée, notre point de ralliement. A proximité, se dresse l'église de Saint Martin de Montagne, dont la date de construction est incertaine, mais son plan "en croix latine" serait typique du XIIème siècle. Menacée de ruine fin de XIXème siècle, une campagne de restauration sera entreprise. Elle a ensuite été classée "Monument Historique" en 1908.
















(Copyright à Françoise pour ses quelques photos ;-) )
Bourg (Gironde)
Placée à l'origine au confluent de la Dordogne et de la Garonne, Bourg (anciennement Bourg sur Gironde), après avoir été fondée au IVème siècle, a joué un rôle fort dans l'histoire régionale tant sur le plan commercial que dans les faits de guerre.
Dès la fin du IVème siècle, elle était fortifiée, mode d'habitat transitoire entre la villa gallo-romaine et le château féodal et devint une véritable forteresse au moment des grandes invasions, érigée en propriété royale au VIIIème siècle (avec l'église et l'Abbaye de Saint-Vincent en son sein) ; mais après le passage des Normands, on consolida encore ses murs d'enceinte. Passée sous la domination anglaise après le divorce de Louis VII et le mariage d'Éléonore de Guyenne (Aliénor d'Aquitaine) avec Henri Plantagenêt, elle fut le bouclier de Bordeaux pendant trois siècles, place de guerre très sollicitée par les deux puissances ennemies.
Sièges, affrontements, combats divers, réparations de l'Abbaye et fortifications furent son lot durant toute cette période. Les campagnes du duc d'Orléans, du duc de Bourbon, des Anglais qui reconquirent la Guyenne, la bataille de Castillon ainsi que les guerres civiles et religieuses ensanglantèrent la région. Sans oublier les violences de la Fronde, Bourg livrée aux Espagnols, puis investie par les troupes royales, avant de voir ses murailles démantelées et ses pièces de canon enlevées. Dès lors, son rôle immémorial de poste avancé, élément fort de la stratégie régionale, avait cessé, mais son combat continua pour « les vieilles libertés provinciales contre le pouvoir central », elle accueillit la Révolution avec joie, en évitant bien des excès, et après la chute de l'Empire, " tout se transforma à Bourg ". Révolutionnaire modérée, Bourg traverse le siècle à l'écart du modernisme et des nouveaux moyens de transport qui auraient pu lui procurer une seconde histoire. La fin du XXème la trouve toujours tournée vers la production de vins de qualité et vers un nouveau débouché : le tourisme.
Petite visite ...
Bourg s’est doté d’une première halle en 1535.
L’édifice alors devait comporter un appentis porté par des piliers en pierre, la couverture étant de tuiles creuses.
La halle actuelle, au coeur de la ville, construite en 1867, est couverte d’une toiture en ardoise supportée par des colonnettes en fonte qui donnent à la structure une allure fine et élancée. Elle y abrite le marché hebdomadaire.

C'est dans ce bâtiment que se réunissaient les Jurats qui administraient la ville. Ils possèdent depuis le XIIIème siècle un pouvoir de justice en matière criminelle. Le fronton qui couronne la porte d'entrée garde en son centre la balance de la justice. En effet, le tribunal de Justice de Paix s'est installé en ces lieux à la fin de la Révolution. Aujourd'hui, l'Hôtel de la Jurade, dont la façade et le campanile datent du XVIIIème siècle, abrite l'Office du Tourisme et le Syndicat d'Initiative du Canton de Bourg. Sur le côté de l'Hôtel de la Jurade, la maison dominant le fleuve a été construire par Martial Brizard, frère de Marie Brizard, la célèbre liquoriste bordelaise. En attestent encore les initiales "M" et "B" forgées aux fenêtres.





Une stèle élevée à la mémoire de François DALEAU, qui a découvert non loin de là les grottes de Pair-non-Pair, entourée de deux canons, dont l'origine reste incertaine.



La construction de l'église Sainte Géronce débute en 1850 sur l'emplacement du couvent des Récollets car l'ancienne église, trop petite et trop vétuste, ne pouvait être réparée. Le cardinal Donnet suggère alors la construction d'un édifice plus imposant, mais la place manque. L'architecte Labbé oriente alors le chevet de l'église au sud, ce qui est contraire aux règles liturgiques, et l'église sera consacrée en 1856.


A l’intérieur, se trouve un orgue datant de 1861. En 1990, les paroissiens bénévoles aidés des élus locaux, le restaurent assurant ainsi sa sauvegarde. Malheureusement, il reste aujourd’hui, l’unique survivant des ornements d’origine.


Un autel de pierre est offert à la paroisse en 2006.

De style néo-gothique, l'édifice se caractérise notamment par la présence de nombreuses gargouilles permettant l'écoulement des eaux de pluie.


Face à l'église, une maison ancienne dont on remarquera en façade les armoiries de la ville, adoptées par Charles VII (un ange tenant un blason aux trois lys)



Le Château de la Citadelle, résidence du XVIIIème siècle édifiée à l'emplacement de la citadelle démantelée en 1664, fut incendiée en 1944 par les Allemands. Rachetée par la municipalité qui a veillé à sa restauration, elle est à présent réservée aux réceptions, mais ouvre aux passants son jardin à la française planté de magnolias.De la terrasse, vues étendues sur la Dordogne et la Garonne et, en aval, sur la Gironde.
Dans son enceinte se trouve le musée hippomobile "Au temps des Calèches" qui compte entre autres 40 véhicules du XIXème siècle. Il donne accèsà un souterrain cavalier du XVIème siècle, qui conduit aux cuves à pétrole datant de la Deuxième Guerre Mondiale. Les salles souterraines surplombent l'estuaire de la Gironde.








A noter l'emplacement d'un cadran solaire, qui n'est plus qu'à peine visible.

La porte de l’Esconge est située sur le décumanus romain. Elle doit son nom à la proximité de la maison noble de la famille Conges. Elle est parfois appelée "Porte de la retraite" ou bien "Porte des Espagnols". Il s’agit vraisemblablement d’une des zones de la ville les plus anciennes. Incluse dans les remparts du XIIIème siècle, elle fut probablement murée puis ouverte à plusieurs reprises. Cet ensemble fut restauré pour le plus grand plaisir des amoureux des couchers de soleil.




A l’origine, cette porte, dite Porte de la Goutinière, était pleine et formant une frontière entre ville haute et ville basse. Elle servait d’évacuation aux égoûts de la ville, d’où son nom. Les eaux usées se déversaient par une ouverture aménagée en hauteur pour ruisseler le long du mur et descendre vers le port. Pour des raisons d'hygiène évidentes en 1849, un aménagement de cette zone débute avec le percement du mur et l’aménagement d’un escalier. La ville haute fut ainsi plus physiquement rattachée à la ville basse.

Ces escaliers dits “du Roy” dateraient du XVIIIème. Ils tirent leur notoriété de l'anecdote du “figuier du Roi”. En 1650, lors de son séjour à Bourg, Louis XIV, âgé de 12 ans, vint à passer devant un figuier planté en contrebas des remparts dont les fruits paraissaient fort alléchants. Un père Récollet, qui passait par là, souleva le Roi de terre pour l’aider à cueillir un fruit. Un des gardes qui veillait sur le jeune prince voyant que l'on touchait à son roi, se saisit du père qui finit en prison, accusé du crime de lèse-majesté. La Reine mère, Anne d’Autriche, amusée par le récit de son fils ordonna la libération du pauvre père dont le seul crime avait été de porter assistance au prince.



Ce lavoir, construit en 1828, est à l'époque à proximité de l'ancienne Verrerie Royale du XVIIIème siècle. C'est ici qu'au XIXème siècle, les lavandières venaient laver leur linge et discuter, si bien que les hommes surnommaient cet endroit "la Chambre des Députées". Ce bâti possède deux bassins : l'un pour le lavage du linge, l'autre pour le rinçage, tous deux alimentés par la fontaine.



La fontaine est constituée d’un réservoir souterrain de 6 mètres de long sur 4 mètres de large. La voûte du réservoir est à la fois creusée dans le rocher et construite en moyen appareil. Dans le fond de la salle, on peut apercevoir un fronton triangulaire garni en son centre d’une niche dont le berceau mouluré est soutenu par deux piliers surmontés de chapiteaux. Le fronton pourrait être gallo-romain. Sa niche serait destinée à recevoir la statue de la divinité de la source.

Cette villa de style mauresque surplombe le village et les rives de la Dordogne. Construite vers le début du XXème siècle, le propriétaire, fonctionnaire colonial, souhaitait profiter de sa retraite à Bourg tout en gardant les souvenirs de ses états de service passés en Afrique du nord. Aujourd'hui propriété privée, ses extérieurs surprennent encore les visiteurs qui l'apercevent depuis le port ou du haut de la Porte de la mer.



Pour clore cette visite guidée, une découverte gourmande est de rigueur : la Figue de Bourg. Le pâtissier de la ville est porteur du secret de la recette (une figue fraîche macérée et enrobée dans de la pâte d'amande, mais il taira les doses et les ingrédients exacts) mais nous fait gentiment visiter sa cuisine et goûter cette douceur de caractère.



La Tupina (Bordeaux)
Après le Bar Cave de la Monnaie et la Kuzina, il allait de soi qu'il fallait terminer en beauté avec les restaurants appartenant à Jean Pierre XIRADAKIS en dégustant les mets de la Tupina ("chaudron" en basque, comme celui qui trône à l'accueil, emblème du restaurant), lieu incontournable de Bordeaux, situé lui aussi rue de la Monnaie.uiver, la sol trôn
Les lieux et l'accueil sont simples. Une table ronde nous est attribuée, chose appréciable lorsque l'on est 8 car on peut tout partager : conversation, mets et vin. Fait amusant, les chaises portent toutes le nom d'une célébrité venue apprécier la cuisine du lieu : Chanteurs(euses), acteurs(trices), comédiens(nes), musiciens(nes), animateurs(trices). La réputation du chef ne semble donc plus à faire. Le choix, à la carte ou au menu (60 euros) est difficile, il y en a pour tous les goûts. Le choix du vin n'est pas restreint, et le conseil du sommelier gentiment donné et argumenté.
Seul (petit) bémol : la proximité des tables dans une salle assez petite, la conversation de la table voisine nous parvenant un peu trop facilement. A part çà ? tout y est parfait. Bon appétit !




Un Pécharmant, léger mais ayant assez de caractère pour accompagner les différents plats :

Jambon pôélé aux oignons,

Poêlée de cèpes,

Calamars,

Noix de Saint Jacques,

Poulet au jus avec sa farce et son croûton,

Epaule braisée et ses mojettes,

Macaronade aux cèpes et foie gras,

Canelé, sa crème anglaise et glace à la vanille,

Baba au rhum,

Crème brûlée saveur pain d'épices,

Pain perdu à l'ancienne et sa crème anglaise,

Sorbet citron vert façon colonel,

Sans transition... un petit aperçu des toilettes, trop jolis,

(Copyright to Françoise pour ses quelques photos ;-) )
Grand Théâtre (Bordeaux)
Un des monuments incontournables de Bordeaux, le Grand Théâtre ou Opéra de Bordeaux, se découpant sur un ciel d'azur, dans un harmonieux contraste de pierres et de lumière, à la mi septembre, lors de la Journée du Patrimoine...
Le Grand Théâtre de Bordeaux, voulu par le Maréchal de Richelieu, Gouverneur de Guyenne, est l'oeuvre de l'architecte Victor Louis. Il fut inauguré le 7 avril 1780 sur la représentation de l'Atholie de Jean Racine. Sa façade est précédée, sur le modèle antique, par un portique de 12 colonnes corinthiennes surmontées de statues représentant les 9 Muses et 3 Déesses : Junon, Minerve, et Vénus. L'escalier est un chef d'oeuvre du style néo-classique et la salle de spectacles, d'un millier de places, a retrouvé son décor ancien bleu et or. Il est aujourd'hui le siège de l'Opéra National de Bordeaux, et offre au public des spectacles d'art lyrique, des ballets et des concerts. Certaines expositions s'y tiennent également, tout comme en ont récemment attesté les costumes des pièces de théâtre jouées en son sein, les tutus portés lors de ballets, ainsi que les ateliers de maquillage et de décor.
En sortant, sous ses arcades, visible sur sa droite, la colonne des Girondins. Face au théâtre, le Régent, ou "Grand Hôtel".



































Le Saladin (Bordeaux)
Situé au coeur des Chartrons depuis une trentaine d'années, le Saladin nous surprend tout d'abord par le cadre de couleurs chaudes harmonieusement unies, sur pierre par des statuettes ou de la vaisselle, ou sur plâtre par de la mosaïque choisie avec soin. Le patron, tout aussi chaleureux, nous invite à prendre place, et nous convainc à fixer notre choix sur un apéritif frais et original, le Sammar (gin, crème de cassis, sirop d'orgeat, fizz), avant de déguster LE couscous maison, à la semoule si fine et parfumée, accompagné de ses viandes cuites au feu de cheminée. Le prix semble peut être un peu élevé (18 euros), mais s'explique très vite par la qualité des mets, et le thé à la menthe offert par la maison vient agréablement clore ce repas de roi. A noter que ce restaurant est un des rares à être ouvert le dimanche soir ... Avis aux amateurs !
(copyright to Françoise pour les photos ! ;-) )








Château de Vayres (Vayres)
Situé sur la route de Bordeaux qui mène à Libourne, dominant la Dordogne, le château de Vayres se positionne ainsi de façon toute stratégique. Aussi a-t-il été occupé très tôt dans l’histoire. Des fouilles ont permis de mettre à jour d’anciens fours de poterie gallo-romaine confirmant la présence, déjà à cette époque, d’une population nombreuse. On sait qu’à un oppidum gallo-romain a succédé un premier château fort en bois.
Depuis le XIIIème siècle et ce pendant 300 ans, tout d'abord acquis par dot par un aïeul d'Henri IV, endommagé durant la Guerre de Cent Ans, passé successivement de propriétaires anglais à français, et donné à différentes personnes, le château de Vayres fut enfin restitué en 1535 à la famille d'Albret.
Le futur roi Henri IV y séjourne à plusieurs reprises avant de le vendre, en fort mauvais état, en 1583 à Ogier de Gourgue. Président des trésoriers des finances de Guyenne, celui-ci est un personnage riche et puissant qui entreprend de grands travaux. La forteresse est transformée en château d’agrément dans le style de la Renaissance française. En 1586, Ogier de Gourgue fait appel à un architecte renommé, Louis de Foix, qui fut en particulier l’ingénieur du phare de Cordouan et travailla à la cour d’Espagne. Louis de Foix crée à Vayres la magnifique façade, à décor maniériste et d’un grand raffinement, sur la cour d’honneur. Plusieurs mascarons sont visibles sur cette façade, dont le visage d'Ogier de Gourgues et sa maitresse du moment regardant vers le haut dans une direction d'avenir commun, et l'épouse d'Ogier de Gourgues, regardant vers le bas, manifestant sa tristesse de la situation.
Au XVIIème siècle, les Gourgue adhèrent à la Fronde parlementaire, contre Mazarin et le jeune roi Louis XIV. A l’issue de cette période, le château est très endommagé. Un peu plus tard, Jacques-Joseph de Gourgue, évêque de Bazas, en entreprend la restauration. Il fait apporter des modifications notables au monument côté Dordogne : harmonisation des corps de bâtiments et surtout création du monumental escalier enjambant les douves.
Au début du XVIIIème siècle, le pont-levis et la barbacane sont remplacés par un pont « dormant » et l’élégant portique à la Vauban par où l’on pénètre désormais dans le château. Le Château de Vayres n’a plus subi de transformation depuis lors. La famille de Gourgue en est restée propriétaire jusqu’aux environs de 1900.
Les jardins du XVIIème siècle étaient vastes et orientés parallèlement à la Dordogne. Détruits au cours des ans, ils ont été recréés en 1938 avec un dessin plus simple, mais toujours régulier, de parterres à la française par l’architecte-paysagiste Louis-Ferdinand Duprat.
La visite guidée, alimentée de petites anecdotes, compense fort heureusement l'interdiction de prendre l'intérieur - excepté la cour intérieure - du château en photos, émise par le propriétaire actuel des lieux.
La visite peut ensuite se poursuivre individuellement dans les jardins du château, récemment classés "remarquables", par un petit cours de botanique sur les vertus des plantes regroupées en carrés dans l'espace médicinal, dans le verger avec les quelques arbres fruitiers, dans les allées à la française menant à la Dordogne, et dans la "Forêt Enchantée" dite Varatedo, avec des énigmes ludiques et culturelles pour petits et grands ...














































Château et Ferme des Iris (Lormont)
Un peu plus loin que le Bois Fleuri, mes pas me mènent enfin vers un des "parcs des Côteaux", le Château des Iris, dont l'entrée jouxte le gymnase de la ville, et dont les sentiers aménagés, à l'arrière du parc, mènent au parc de l'Ermitage, lui aussi un des "parcs des Côteaux".
En 1864, madame Blanc de Manville décide la construction du château des Iris. Celui-ci serait un hommage au drapeau français par le choix des couleurs qui l’ornent : les ardoises bleues, la pierre blanche et les briques rouges. L’installation de la cimenterie Poliet & Chausson non loin endommagea le bâtiment. Lors de la seconde guerre mondiale, le château des Iris fut occupé par les Allemands et vendu à la communauté urbaine de Bordeaux par la société Poliet & Chausson en 1969. En juin 1970, la ville récupère le domaine et se lance dans un chantier de restauration dans le but d’en faire une école maternelle. Aujourd’hui, le château et son parc accueillent les enfants du centre de loisirs et de grandes manifestations. Les jeux présents et les tables de pique nique en font également un agréable cadre pour une journée en famille.
La ferme des Iris est un domaine situé dans le parc du château. Elle est pourvue de bon nombre d’animaux, dont des ânes, des moutons, des poules, des poneys landais, deux chèvres et un bouc pyrénéens.
L’existence de ces animaux, qui logent dans le domaine, font la joie de tous les enfants mais tiennent également un grand rôle dans le débroussaillage du parc. La ferme est ouverte et accessible à tout public.























Bois Fleuri (Lormont)
Sur la route qui mène vers le Parc de l'Ermitage, un des parcs qui composent "le Parc des Côteaux", un petit portail bleu attire l'oeil tant il se découpe sur le vert des arbres du parc qu'il abrite. Nous voici à Bois Fleuri. Le parc n'est pas grand, mais tout en son sein - arbres, fleurs, bancs, château et médiathèque - y respire la quiétude.
Construit vers 1880, le château du Bois Fleuri fut la propriété de monsieur Jouin, négociant viticole. Ce monument de style néogothique est inspiré du château de Neuschxanstein en Bavière (Allemagne), tout comme le château de la Belle au Bois dormant créé par Disney en 1959.
La médiathèque, quant à elle, est dotée d'un espace multimédia, 6 salles d'écoute et de visionnage, ainsi que d'un auditorium.
Un programme inaugural proposera les 10 et 11 septembre : une exposition « Une histoire...des écritures », des spectacles, des conférences...L'arbre a été choisi comme symbole de la vie en perpétuelle évolution, véhiculant l’image d’un lieu tissant des liens dans un environnement paysager et naturel propice au calme et à la détente. L’arbre symbolisé par sa ramure s’élevant vers le ciel représente les différentes structures et activités qui se dérouleront au Bois fleuri.













Le Résinier (Le Barp)
Installée au cœur du parc naturel des Landes de Gascogne, située à presqu'égale distance entre Bordeaux et Arcachon dans le village du Barp, cette maison familiale existe depuis 1897. Reprise il y a 10 ans par l'actuel propriétaire et restaurateur, Christophe Bourrissoux, on peut déguster au Résinier une cuisine de terroir généreuse et authentique. Le chef s'approvisionne auprès des producteurs locaux pour la matière première et élabore tout de A à Z, y compris le pain, et se fait fort d'établir en ce sens "La charte du Résinier".
Côté déco, après une brève visite dans les différentes salles, traditionnelles en lambris de bois, ou modernes, de blanc, de métal et de vert, on peut être placé en terrasse, à proximité d'un pied de vigne déjà lourd de grappes, ou d'un géranium laissant nonchalamment échapper branches et pétales rouges. Les tables, elles, toutes de mosaïque colorée vêtues, sont éclairées par des lampes au feu orangé à la tombée de la nuit.
Côté cuisine, après le cocktail du Résinier, doux et frais mélange de vin rouge, cassis et Armagnac, on peut ainsi y déguster, d'entrée à dessert, dans une fourchette allant de 19,50 euros à 45 euros, "le Marché du Jour", "L'assiette du Pays", "l'assiette de la Mer" ou le "Menu de saison". Le vin peut être servi au verre, et un verre d'Armagnac, choisi, selon l'humeur, dans l'impressionnante cave au hasard ou par année de naissance, peut ainsi clore un repas à la fois traditionnel et moderne, en amoureux, ou entre amis...


























Cimetière de la Paillette (Libourne)
D’une superficie dépassant de peu les 4 hectares, le cimetière de la Paillette est la nécropole "historique" de la ville. Il ouvrit ses portes vers le milieu du XIXe siècle. Il présente monotone et peu arboré, mais possède quelques tombeaux dignes d’intérêt. Qu'ils soient d'anonymes, de notables locaux, de gens du voyage ou de célébrités, dépouillés ou parfois chargés, tous ont en commun les témoignages, pudiques, insolites ou douloureux, du souvenir de leurs proches vivants ...
Quelques célébrités ...
Le compositeur François BATTANCHON (1810-1887), qui repose sous un buste en pierre (echarpe au vent)
La peintre Mathilde ROBERT (1823-1904) - Le peintre d’histoire romantique et portraitiste Théophile LACAZE (1799-1846) - Le sculpteur Amédée CONSTANT (1839-1880) - Le peintre René PRINCETEAU (1843-1914), qui avait la particularité d’être sourd. Il fut un peintre de scènes aristocratiques (chasse à cours, scènes de cavaleries...) et est très ignoré de nos jours. Il encouragea le jeune Toulouse-Lautrec à ses débuts - Le sculpteur Henri-Jean MOREAU (1890-1956), à qui l’on doit le monument au mort de la ville ainsi que plusieurs oeuvres au Maroc, dont le lion d’Ifrane.
Une plaque, sur le caveau familial maternel, rappelle la mémoire du général Albert d’Amade (1856-1941), qui participa à la pacification du Maroc, fut gouverneur militaire de Marseille pendant la Première Guerre mondiale, puis commandant du corps expéditionnaire français des Dardanelles. Il fut inhumé dans le caveau des Gouverneurs aux Invalides.
Abel SURCHAMP (1846-1913) : ancien maire de Libourne (la place centrale de la ville porte son nom), il résolut les problèmes en alimentation en eau de la ville. Il fut en outre député de la Gironde de 1889 à 1902.
Le journaliste sportif Jean MAMÈRE (1951-1995), qui officia sur Antenne 2 puis sur France 2, en particulier dans la présentation de Samedi sport. Il était le frère de l’actuel député Noël Mamère.
(copyright to Ph.Landru pour les biographies de ces célébrités ;-) )


































































































